Analyse des trajectoires de transformation de Castelnau-le-Lez

1 Contexte

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2011 hab/km²

Densité en 2022 (INSEE)

11,18 km²

Superficie en 2022 (INSEE)

222,4 h / mois

Ensoleillement moyen calculé sur la période 1991-2021 (Climate Data)

Castelnau le Lez est marquée par un climat méditéranéen et des fortes températures l'été. Ces événements particulièrement chauds sont communs dans la région et les mesures de rafraîchissement envisagées ne sont pas les mêmes que dans les villes de l'étude plus au nord.


La ville de Castelnau-le-lez longe Montpellier à l'Est. Les communes sont séparées par le Lez qui traverse ensuite Montpellier avant de se jeter dans la mer. Elle fait partie de la Métropole 3M de Montpellier. Castelnau est une ville historiquement agricole (vigne), il reste quelques vignobles, en particulier au domaine du Verchant (AOP Verchant). Sa proximité avec Montpellier, sa réserve foncière et son tram qui la traverse d'Est en Ouest depuis 2008 fait que la ville attire de nouveaux habitants (voir ci-dessous). La ville est majoritairement composée de pavillons verdoyants à l'exception du centre historique, de la zone qui longe le tram et du nouvel écoquartier Eureka qui s'est fortement urbanisé depuis 10 ans.

Une croissance démographique soutenue

Depuis 1931, la commune connaît une croissance démographique continue, qui s'est accélérée au cours des dernières décennies. Entre 2008 et 2019, la densité quant à elle est passée de 1338 à plus de 2000 habitants au km². Le taux annuel moyen augmente de 1,50, traduisant une dynamique soutenue. Cette croissance est plus rapide que celle de Montpellier (1,17) ou que la moyenne nationale (1,05). En 2019 elle avait 22534 habitants.

Graphique du taux de croissance de la population de Castelnau-le-Lez comparé à Montpellier et la France depuis 1931.
Taux de croissance historique à Castelnau-le-Lez © FreshWay 2025
Carte schématique de Castelnau-le-Lez en 2022 montrant les zones de végétation, les quartiers et les infrastructures.
Carte schématique des points importants de la ville © FreshWay 2025

Un capital fraîcheur à préserver

La carte ci contre localise les éléments importants du territoire, comme les quartiers de l'étude, le cours d'eau principal, les routes et tracé de tramway. L'équilibre entre végétal et minéral permet d'estimer ce que l'on peut appeler un « capital fraîcheur ». À Castelnau-le-Lez, ce capital est relativement important en raison d'une proportion significative de végétation, particulièrement visible dans les extrémités Est et Nord du territoire, trace du passé agricole de la commune.

La ligne 2 du tramway, qui relie Castelnau-le-Lez à Montpellier, traverse la commune en desservant principalement les secteurs Est et Nord-Est. Le long de cette ligne, plusieurs projets urbains ont vu le jour, comme l'écoquartier du Domaine de Caylus, témoignant d'une volonté de concilier urbanisation et végétation et le quartier Eureka au sud.

2 Trajectoire de mise en œuvre opérationnelle

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Un parc par an

La commune de Castelnau-le-Lez a initié l'opération « un parc par an », avec l’objectif de créer chaque année un nouvel espace vert accessible au public. Cette démarche vise à renforcer le confort urbain et favorise la présence d’îlots de fraîcheur dans la ville. Dans la grande majorité des cas, les parcs existent déjà et assez peu de plantations sont réalisées à l’exception de parcs ouverts fin 2025 où 200 arbres doivent être plantés. Six ouvertures de parcs ont été réalisées dans le cadre de la mandature du maire Frédéric Lafforgue, et une supplémentaire est prévue pour la fin 2025.

Dans la grande majorité des cas, les parcs existent déjà et assez peu de plantations sont réalisées à l'exception de parcs ouverts fin 2025 où 200 arbres doivent être plantés. Six ouvertures de parcs ont été réalisées, et une supplémentaire est prévue pour fin 2025:

identifiées

Le parc des Berges du Lez (2021)
Le parc Lydie Wilson, déjà planté et situé dans une copropriété mais désormais géré par la mairie.
Le parc du Mas de Rochet, ancien jardin de clinique rendu public après quelques aménagements.
Le square Jeanne-Barret (730 m²), seul espace entièrement planté dans le cadre de l’opération,avec une gestion similaire à celle du parc Lydie Wilson.
Parc Pujol (Avril 2025) suite au legs du professeur Pujol (4ha).
le parc Frédéric Brazile inauguré le 21 juin 2025 de 5ha où 100 arbres seront plantés.
Le bois de Devois de 800m² ouvert mi 2025 où à terme 100 arbres doivent être plantés
Carte des bois, parcs, squares et jardins publics à Castelnau-le-Lez en 2023.
Bois, parcs, squares et jardins publics à Castelnau-le-Lez.
© FreshWay 2023 d'après les informations du site de la mairie.

Micro-forêt Miyawaki

Photo de la micro-forêt Miyawaki sur la place Aristote.
Micro-forêt Miyawaki, place Aristote, cité Eurekâ
© Ruas 2024

Parmi les aménagements notables, on trouve l'installation d'une micro-forêt Miyawaki sur la place Aristote au cœur de la cité Eurêka. Ce type de plantation, fondé sur un principe de forte densité végétale et d'espèces indigènes, permet de créer un effet de fraîcheur par évapotranspiration. Modeste en surface, cette forêt urbaine est implantée dans une zone très minéralisée.

Limites identifiées

Cependant, certaines limites opérationnelles ont été identifiées. Les plantes choisies ne sont pas toujours adaptées au climat local, ce qui rend leur entretien estival contraignant. De plus, les agents ne sont pas spécifiquement formés sur les problématiques de chaleur urbaine liés à l'aménagement, ce qui freine la généralisation de solutions comme l'optimisation de l'albédo des surfaces.

Solutions de rafraîchissement mises en place

Solution Niveau d'action Détails
Plantation d’arbres Moyen Alors que peu d’arbres ont été plantés ces dernières années et ne compensent pas les arbres coupés, en 2025 une dynamique de plantation s’amorce même si elle reste modeste (200 arbres).
Accès à des lieux frais Politique volontariste Politique volontariste d’aménagement permettant l’ouverture de parcs.
Désimperméabilisation (cours oasis) Faible Le nouveau groupe scolaire Jacques-Chirac est performant, mais les autres écoles n’ont pas encore été réaménagées. Pas de politique systématique.
Installation d’ombrages Pas de politique Pas d’ombrage mis en place dans la ville.
Action liée à l'eau Absent mais aménagement le long du Lez L’eau étant très calcaire, il n’y a pas de solution de type fontaine. Une balade est proposée en bord du Lez.
Action liée au réseau froid Politique volontariste Métropole Le quartier Eureka est connecté à un réseau de froid de la Métropole.
Action sur l'Albedo Absent Pas d’action sur l’albedo.

3 Trajectoire de l'espace physique

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Par rapport aux autres villes étudiées dans ce projet, Castelnau est une ville peu minerale (23,9% de minéralité sol (routes et bati) (pontault 20,2%, Sarcelles 28,3%, Montreuil 42,4%). On peut considérer que Castelnau a un bon capital fraîcheur, mais elle touche Montpellier qui exerce une forte pression foncière. Sur les quatre villes que nous avons étudiées, Castelnau est la ville qui s’est le plus minéralisée sur la période étudiée.


État Interprétation
Capital fraîcheur Bon Fort capital fraîcheur, notamment grâce à des terres agricoles, au Lez et à une surface importante de zones pavillonnaires .
Évolution de la minéralité Très forte perte Entre 2005 et 2023 la minéralisation a été très intense, elle équivaut à 37 ha soit l’équivalent de 53 terrains de foot.

Explorez les transformations physiques de Castelnau-le-Lez. Le tableau ci-dessous met en lumière les changements d'occupation du sol et l'évolution des espaces végétalisés entre 2005 et 2023. Sélectionnez une zone d'étude pour afficher les données correspondantes.

Évolution nette de végétation

-- %

Entre 2005 et 2023

Changer d'unité
% ha

Occupation du Sol

Cliquez sur une zone pour afficher ses détails. Utilisez les boutons pour comparer avant/après.
Données calculées à partir de : BD TOPO®, BD ORTHO® IGN

Approfondir l'Analyse

Sélectionnez une zone sur la carte ou dans le menu déroulant pour afficher une analyse détaillée.

4 Trajectoire du système d'action locale

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Contexte politique et organisationnel

Au niveau politique la commune a été administrée par Jean-Pierre Grand de 1983 à 2017 (Les républicains) puis Frédéric Lafforgue depuis 2017 (sans parti).

Les enjeux liés au climat, et en particulier au rafraîchissement urbain, sont relativement récents dans l'agenda local. La prise de conscience s'est accélérée au cours des dernières années, notamment à travers des projets urbains intégrant progressivement des dimensions environnementales. Si la commune ne dispose pas d'un service dédié exclusivement aux questions climatiques, plusieurs services sont indirectement concernés par le rafraîchissement urbain comme l'urbanisme et les espaces verts de la mairie.

Défis opérationnels identifiés

Les stratégies opérationnelles restent limitées, et les services municipaux ne bénéficient pas à ce jour de formations spécifiques sur les enjeux de rafraîchissement urbain. Certaines actions sont mises en place en période de canicule, comme le contact des personnes vulnérables ou l'ouverture de lieux frais qui affiche d'ailleurs une fréquentation faible. Le recours à des solutions techniques comme les brumisateurs ou les ombrières est écarté, jugé trop coûteux, peu adapté localement, et peu demandé par les habitants. Aussi, l'arrosage des arbres plantés, est géré par la métropole qui a fait le choix de ne pas les entretenir en été, malgré un sous-sol riche en eau. Ces éléments traduisent une mobilisation partielle des services communaux, freinée par des décisions politiques et une absence de montée en compétence sur ces sujets.

Évaluation du système d'action locale

Critère Évaluation Détail
Volonté politique spécifique de rafraîchissement et stratégie Faible Pas de volonté politique spécifique formulée du rafraîchissement, plutôt une conséquence d'autres volontés politiques : inscription dans les préoccupations sociétales sur le confortement de la biodiversité par des actions d'aménagement précises (un parc par an affichée depuis 2024)
Identification des compétences mobilisées et pilotage Externe Compétences externes qui conçoivent les projets. Instruction des actions de rafraîchissement dans le cadre de la moe des projets urbains (commune et interco)

Pilotage par le projet 'un parc par an' les OPA, les projets sont l'occasion de végétaliser (ex OAP Caylus)
Élaboration / mobilisation des documents de planification Faible Attente des documents de planification dans la mise en œuvre du rafraîchissement. : PLU qui date de 2007 ... PLUi qui prend du temps

2024 : un budget vert

Pilotage par le projet : 'un parc par an' les OAP, les projets sont l'occasion de végétaliser (ex OAP Caylus)
Solutions sectorielle ou hybride Sectorielle Focus sur des espaces biens définis associé à une seule solution : la végétalisation
Préservation et transformation Un peu de préservation; quelques actions de transformation Quelques actions de protection/transformation : nouveau PLUi qui augmente le % de pleine terre, programme un parc par an, démarrage de la désimperméabilisation de cours école
Accès aux espaces frais Très bon Augmentation significative de l'accès aux zones fraîches : ouverture d'un parc par an (espaces déjà végétalisé, aménagement pour l'accueil)

Si la stratégie engagée repose clairement sur la végétalisation comme levier de rafraîchissement urbain, la montée en compétence du personnel reste limitée. À ce jour, les agents ne sont pas spécifiquement formés sur les problématiques de chaleur urbaine liés à l'aménagement, ce qui freine la généralisation de solutions comme l'action l'optimisation de l'albédo des surfaces ou l'intégration d'une sorte d'écomorphologie urbaine.

5 Trajectoire de planification

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5.1 Les documents d'urbanisme

Les principaux documents d'urbanismes locaux (SRADDET, PCAET, SCoT, PLU/PLUi) ont été étudiés pour voir si ils font directements références au rafraîchissement urbain (figure suivante) ou si ils font références à des mesures qui contribuent au rafraîchissement urbain de façon indirecte.

SRADDET Occitanie (2022)

Le SRADDET Occitanie, datant de 2022, présente particulièrement les enjeux liés aux îlots de chaleur et la nécessité d'effectuer des diagnostics, cette notion d'étude et de diagnostic se perd aux niveaux inférieurs de la planification. Il préconise en particulier les solutions fondées sur la nature au détriment des autres solutions de rafraîchissement.

PCAET 3M (2023)

Le PCAET 3M de 2023 préconise principalement les solutions fondées sur la nature, celles qui concernent les systèmes et les matériaux de construction. Les solutions techniques fondées sur l'eau ne sont pas abordées, ni celles concernant les usages. Des références à la typo morphologie urbaine et à la gestion (formation du personnel au changement climatique et aux questions d'adaptation) sont remarquées

SCoT 3M (2019)

Le Scot 3M de 2019 prescrit toutes les solutions à l'exception des études et diagnostics. Les solutions fondées sur la nature représentent plus de 50% de la totalité des prescriptions. Les solutions liées aux systèmes, à l'usage et à la gestion sont peu présentes.

PLU Castelnau-le-Lez (2007-2014)

Le PLU de Castelnau-Le-Lez, datant de 2007 et ayant été modifié pour la dernière fois en 2014, prescrit essentiellement des solutions fondées sur la nature (à 85%). Les autres prescriptions abordent des notions liées à la gestion, aux systèmes et matériaux, mais ces prescriptions ne concernent pas directement le rafraîchissement urbain.

Mesures décrites avec objectifs clairs de rafraîchissement urbain
Mesures décrites avec objectifs clairs de rafraîchissement urbain dans les documents d'urbanisme pour Castelnau le Lez 2007-2025 © FreshWay - Perney 2025
Toutes mesures pouvant contribuer au rafraîchissement urbain
Toutes mesures pouvant contribuer au rafraîchissement urbain (co-bénéfices) présentes dans les documents d'urbanisme pour Castelnau le Lez 2007-2025 © FreshWay - Perney 2025
Nombre de prescriptions par catégorie et par document de planification
Nombre de prescriptions par catégorie et par document de planification en vigueur
Ville de Castelnau-le-Lez © FreshWay - Perney 2025

Hors-mis la prévalence des SfN, il y a peu de continuité entre les différents niveaux de plan.

Prise en compte du rafraîchissement urbain dans le PCAET
Prise en compte du rafraîchissement urbain dans le PCAET de Montpellier Méditerranée Métropole © FreshWay - Perney 2025

Concernant exclusivement le rafraîchissement urbain, les financements indiqués dans le PCAET 3M sont presque exclusivement des solutions fondées sur la nature (végétation, biomasse, etc.). Le financement “rafraîchir la ville en végétalisant” représente 9,2M€, et est intégré à une stratégie globale “Préserver la biodiversité, rafraîchir la ville et séquestrer le carbone” de 172 266 780,00 € qui représente 10,5% du budget total. Les risques pris en compte sont les risques inondation, feux de forêt, mouvements de terrain, tempêtes et risque sismique. Les canicules et îlots de chaleur ne semblent pas être considérés comme des risques. Le plus haut financement est attribué au développement du transport (57% du budget). Aussi, notons que les stratégies dédiées au financement du logement (2%), comme pour le transport, tendent à diminuer la consommation énergétique et réduire les émissions en CO2. Ceci a comme co-bénéfice de participer à la réduction des îlots de chaleur.

Prise en compte du rafraîchissement urbain dans le SCoT
Prise en compte du rafraîchissement urbain dans le SCoT de Montpellier Méditerranée Métropole © FreshWay - Perney 2025
Prise en compte du rafraîchissement urbain dans le PLUi
Prise en compte du rafraîchissement urbain dans le PLUi de Montpellier Méditerranée Métropole; version minute 2023 © FreshWay - Perney 2025

5.2 Les éléments du PLU(i)

Versions du PLU de Castelnau le Lez

Frise chronologique des différentes versions du PLU
Frise chronologique des différentes versions/modifications du PLU © FreshWay 2024

Pourcentage de pleine terre minimum

Rappel :

Le pourcentage de pleine terre est le pourcentage minimum de surface qui doit être en pleine terre lors d'une opération immobilière ou un permis de construire déposé.

À Castelnau-le-Lez, la majorité du territoire est soumise à un seuil de 20 % de pleine terre ce qui est très faible. Certaines zones, notamment la zone pavillonnaire et industrielle située au nord-est, est fixée à 10 %, tout comme l’écoquartier Eurêka (15%), au sud de la commune, ce qui ne permet pas d’assurer une végétalisation minimale via le PLU: bien que ces valeurs représentent des minimas réglementaires, et que rien n’empêche d’aller au-delà, elles traduisent une exigence extrêmement faible.

Selon Catherine Dayre, responsable de la DAP, le futur PLUi (en cours d’écriture pendant le projet Freshway et en finalisation mi-2025) pourrait intégrer des objectifs beaucoup plus ambitieux, avec des seuils pouvant atteindre 50 % de pleine terre dans certains secteurs à urbaniser. Cechangement de valeur marquerait une évolution significative dans la prise en compte des enjeux de rafraîchissement.

Superficie et répartition du pourcentage minimal de pleine terre
Répartition du pourcentage minimal de pleine terre (PLU de 2007 en cours en 2025) © FreshWay 2025
Pourcentage minimal de pleine terre de 2007 à 2025
Superficie du pourcentage minimal de pleine terre de 2007 à 2025 (PLU de 2007) © FreshWay 2024
Superficie et répartition du pourcentage minimal de pleine terre
Répartition du pourcentage minimal de pleine terre de 2007 à 2025 (PLU de 2007) © FreshWay 2024

5.3 Hauteur maximale du bâti (PLU 2007, encore en vigueur en 2025)

La carte de hauteur maximale du bâti à Castelnau-le-Lez, représentée ci-dessous, met en évidence une forte variation entre les secteurs, qui reflète des effets de densification ciblés. Dans le centre géographique de la commune, zone plus pavillonnaire, où le coefficient de pleine terre est fixé à 20 %, la hauteur maximale autorisée reste modeste : la majorité des constructions y sont limitées à un étage (R+1). Les zones principalement agricoles, situées au nord et au sud-est de la commune, avec un minimum de 50 % de pleine terre, sont encadrées par une hauteur maximale de 10 mètres, ce qui limite les effets de densification verticale.

Une transition nette s’opère le long de l’avenue de l’Europe, entre les deux voies ferrées et dans les alentours, où les constructions peuvent atteindre deux à trois étages (R+2/R+3), en cohérence avec la proximité du tramway. Cette densification autour des axes de transport est le résultat du PLU adopté en 2007, qui a pris en compte l'arrivée du tramway à cet endroit et a augmenté le seuil maximal des hauteurs de construction. La zone de Charles de Gaulle (droite) permet un R+8. Deux autres zones en R+8 étaient prévues le long du tram avenue de l’Europe à la station Centurion et au niveau de Aube Rouge, mais elles semblent faire débats.

Hauteur maximale des nouvelles constructions
Hauteur maximale des nouvelles constructions référencé dans le PLU en 2024 (PLU 2007 modifiés)

Un cas particulier est l'écoquartier Eurêka, au sud de la commune, où les hauteurs autorisées peuvent monter jusqu'à R+7 (soit 21 mètres) ce qui traduit une politique de densification accompagnée d'un pourcentage de pleine terre extrêmement faible 15%. A noter que c'est à cet endroit qu'a été installée une expérimentation d'une Micro-forêt Miyawaki (voir plus bas) qui sera intéressante à suivre dans le temps mais qui est de très petite taille.

Trajectoire de la protection de la pleine terre dans le PLU État Interprétation
PLU 2007 Très peu de protection pleine terre en 2007
Évolution en 2007 et 2025 (trajectoire) Le nouveau PLUi, en cours d’écriture depuis 2015, n’est toujours pas validé mi 2025.

6 Bilan

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1

Un capital fraîcheur important mais menacé

Castelnau‑le‑Lez apparaît comme une commune en pleine mutation, entre son attractivité croissante et ses défis climatiques à venir. Son tissu dispose d’un atout précieux : un « capital fraîcheur » important, avec des espaces végétalisés, le Lez et des quartiers moyennement artificialisés. Cette présence de nature en ville permet de garder ce capital fraîcheur et de créer des espaces à valoriser pour les habitants. Ses dernières années la ville a facilité l’accès au Lez et aux parcs par des aménagements ad hoc.

2

Une transition face aux enjeux climatiques difficile

Pour autant, la transition vers un modèle plus résilient face aux fortes chaleurs reste faible. Les documents de planification actuels, hérités d’un PLU de 2007, peinent à intégrer les enjeux de confort thermique et de désimperméabilisation. Les services municipaux, sans formation spécifique aux problématiques de chaleur urbaine, répondent à la crise de la chaleur conformément aux obligations légales : ouverture de lieux frais, identification des personnes vulnérables.

Actuellement la ville ne déploie pas de solutions techniques ou végétales à échelle suffisamment importantes pour assurer que la commune soit suffisamment préparée aux enjeux futurs de réchauffement climatique et d'intensification de phénomènes d'îlots de chaleur urbains.

3

Des avancées notables mais insuffisantes

L’opération remarquable « un parc par an » a ouvert sept nouveaux espaces verts, ce qui est une avancée majeure, mais n'a que très peu végétalisé : seuls les deux derniers parcs ouverts en 2025 prévoient une plantation un peu plus importante (200 arbres) ce qui ne compense pas les arbres coupés sur les 18 dernières années.

4

Un enjeu crucial : le futur PLUi

Le PLUi en cours d’élaboration représente un enjeu important pour faire évoluer la manière dont Castelnau-le-Lez aborde les enjeux de rafraîchissement urbain. Ce document pourrait prescrire une augmentation des seuils de couverture de pleine terre minimale, porter une attention aux matériaux de construction et à l’organisation des formes urbaines.

Sur le terrain, certaines actions comme l’ouverture de parcs ou la mise en place d’une micro forêt Miyawaki vont déjà dans ce sens et sont le premier pas vers une gestion prenant en compte le rafraîchissement urbain.