Analyse des trajectoires de transformation de Sarcelles
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Contexte
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6 932,1 hab/km²
Densité en 2022 (INSEE)
8,42 km²
Superficie en 2022 (INSEE)
195,1 h / mois
Ensoleillement moyen calculé sur la période 1999-2019 (Climate Data)
La ville de Sarcelles est située au nord de Paris. Elle fait partie de l'agglomération Roissy Pays de France. Au recensement de 2022 elle avait 58 576 habitants. Son taux de croissance entre 2009 et 2020 est de 0,98, avec une forte baisse entre 2009 et 2014 et une hausse depuis. Sa superficie est de 842 ha. Sa densité en 2022 est de 6 932 hab/km². (Montreuil 2019 : 12.456 hab./Km², Castelnau-Le-Lez 2019: 2.011 hab./Km², Pontault-Combault 2020: 2.755 hab./Km²).
La commune peut-être séparée en 3 parties: au nord des pavillons et un bout de la forêt d'Ecouen ; au centre le village historique de Sarcelles (qui correspond aux anciens bourgs agricoles autour de Paris), au sud grand ensemble.
Les grands ensembles ont été construits entre 1954 et 1974 : Sarcelles-Lochères, ville d'un seul promoteur et d'un seul architecte reste comme le premier Grand ensemble français construit : 12 368 logements en 20 ans, témoins des expressions architecturales et techniques de constructions successives entre 1954 et 1974 (source : site de la Mairie de Sarcelles). La partie des grands ensembles représente plus de ⅔ de la population de la ville. (40 000 habitants). Sarcelles est desservie par deux gares SNCF : la gare Garges-Sarcelles au sud Est (ligne D et H) et la gare de Sarcelles Saint Brice (Ligne H) au nord ouest de la Ville. Depuis 2013 elle est connectée au tramway T5 qui relie la gare Garges-Sarcelles à saint Denis et au quartier des grands ensembles. Sarcelles est donc très bien reliée à la capitale.
La ville est traversée par la rivière du petit Rosne dont une grande partie est souterraine. La ville est coupée du nord au sud par la D316 qui sépare la zone d'habitation (à l'Ouest) d'une zone commerciale puis d'une zone agricole à l'Est en direction de Gonesse. Cette zone agricole est traversée par de grands réseaux électriques. (voir la première carte ci-dessus).
Une forte proportion de foncier communal
Une des particularités de Sarcelles, par rapport aux autres collectivités que nous avons étudiées, est la forte proportion de logements sociaux (10,6% en surface), mais aussi la forte proportion de foncier appartenant à la commune (23,4%, Pontault 6,1% Castelnau 12,7% et Montreuil 19,3%) ce qui donne à la collectivité une bonne maîtrise du foncier pour des projets d’aménagement.
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Trajectoire de mise en œuvre opérationnelle
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À Sarcelles, la mise en œuvre de solutions de rafraîchissement est peu avancée mais plusieurs projets sont lancés. La priorité de la ville ces dernières années est en effet la rénovation des bâtiments par isolation pour réduire les factures énergétiques. L’accent est donc sur l’atténuation et non sur l’adaptation.
Réouverture du Petit Rosne
Le projet phare en matière de rafraîchissement est la remise à l'air libre du Petit Rosne. Cette rivière, actuellement en grande partie recouverte et avec un lit bétonné, traverse la ville du nord au sud et son ouverture représente un potentiel majeur pour la création d'un corridor de fraîcheur, la restauration de la biodiversité et l'amélioration du cadre de vie.
Le petit Rosne a été canalisé et enfoui pendant le XXe siècle. Une inondation marquante a eu lieu en 1992 et conduit à une première réouverture en amont datant de 2003 a été effectuée. Les travaux de réouverture d’une petite partie du petit Rosne datent de 2014 et ont coûté environ 900k€.
La plantation d'arbres est une préoccupation plus récente. Si aucun objectif quantifié n'est encore fixé par la municipalité, l'aménageur en charge de la rénovation urbaine a pour consigne de "planter le plus possible" sur la période 2024-2030. Parallèlement, la première "cour oasis" de la commune est budgétée pour 2025, marquant le début d'une politique de végétalisation des 29 établissements scolaires de la ville.
D'autres projets pourraient contribuer au rafraîchissement, comme la requalification de la Place de France avec l'installation de fontaines sèches ou le projet “Quartier fertile" de l'ANRU, qui vise à développer 4 à 5 hectares d'agriculture urbaine au nord de la ville avec une entreprise d’insertion professionnelle.
Solutions de rafraîchissement mises en place
| Solution | Niveau d'action | Détails |
|---|---|---|
| Plantation d'arbres | Intentions mais pas de chiffrage | La plantation d'arbres est une préoccupation récente (2023-2024). Aucun objectif quantitatif n'est fixé. Les projets de rénovation urbaine des grands ensembles incluent en principe des plantations. |
| Réhabilitation du bâti (atténuation) | Élément prioritaire | Socialement la ville a une population pauvre (65% du territoire est en quartier prioritaire de la politique de la ville, 58% des logements sont des logements sociaux). Les questions sociales priment sur les autres. La priorité est la Diminution des "passoires énergétiques" et à aménagement des nombreuses copropriétés dégradées. |
| Désimperméabilisation (cours oasis) | 1 cours oasis est prévue | Une cours oasis est budgétisé sur 2025. |
| Installation d'ombrages | Absente | Pas d'ombrage prévu. |
| Action liée à l'eau | Quelques actions | Projet de réouverture du petit Rosne et projet de fontaine sèches sur le place de France. |
| Action réseau froid | Absente | |
| Action sur l'Albedo | Absente | Pas d'action sur l'albedo. |
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Trajectoire de l'espace physique
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Par rapport aux autres villes étudiées dans ce projet, avec une minéralité sol (routes et bati) de 28,3%, Sarcelles est dans une situation intermédiaire entre Pontault (20,2%) et Castelnau (23,9%) d’un côté et Montreuil (42,4%) de l’autre.
On peut considérer que Sarcelles a un capital fraîcheur intermédiaire. Son centre-ville est dense, mais les grands ensembles sont assez espacés, et Sarcelles dispose encore un peu d’espace agricole à l’Est, un peu de forêt au nord (forêt d’Ecouen) et un peu de réserve foncière entre le vieux centre et les grands ensembles, dûs à des lignes électriques hautes tensions et à un projet routier qui n’a pour l’instant pas été réalisé (le BIP). En termes d’évolution, entre 2008 et 2022, Sarcelles a perdu +27 ha soit l’équivalent de 38 terrains de foot ce qui est une perte importante (comme Pontault) alors que la population n’a pas augmenté pendant cette période.
Les zones de 1 à 4 décrites ci-dessous traduisent les processus d’urbanisation de Sarcelles : l'étalement urbain pour l’installation de zones commerciales (zones 1 et 3) et la densification du cœur de ville pour sa revitalisation (zones 2 et 4).
| État | Interprétation | |
|---|---|---|
| Capital fraîcheur | Intermédiaire | Il reste quelques zones végétales à l’est (zones agricoles) au nord (forêt d’Ecouen et zone du Petit Rosne) et sous les lignes à hautes tension entre les grands ensembles et la vieille ville. |
| Évolution de la minéralité | Perte | Entre 2008 et 2022 la minéralisation a été intense, elle équivaut à 27 ha soit l’équivalent de 38 terrains de foot. |
Explorez les transformations physiques de Sarcelles. Le tableau de bord ci-dessous met en lumière les changements d'occupation du sol et l'évolution des espaces végétalisés entre 2008 et 2022. Sélectionnez une zone d'étude pour afficher les données correspondantes.
Évolution nette de végétation
-- %
Entre 2008 et 2022
Occupation du Sol
Cliquez sur une zone pour afficher ses détails. Utilisez les boutons pour comparer avant/après.
Données calculées à partir de : BD TOPO®, BD ORTHO® IGN
Approfondir l'Analyse
Sélectionnez une zone sur la carte ou dans le menu déroulant pour afficher une analyse détaillée.
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Trajectoire du système d'action locale
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Contexte politique et organisationnel
À Sarcelles, la principale trajectoire d'action est celle de la rénovation urbaine, notamment via le programme de l'ANRU et la revitalisation du vieux Sarcelles. Le rafraîchissement urbain, bien que porté politiquement, est plus souvent intégré comme un co-bénéfice annexe de ces opérations de réhabilitation du bâti plutôt que comme un objectif premier. La priorité est donnée à la diminution des "passoires énergétiques" et à l’aménagement des nombreuses copropriétés dégradées.
Pour la mise en œuvre de ses projets d’aménagement, la commune s'appuie fortement sur des compétences externes. Elle a recours à des aménageurs comme La Séquano Aménagement, qui a pour consigne de "verdir au maximum l'espace" dans le cadre des opérations ANRU , à des concepteurs pour la requalification de places minérales (AM Environnement pour la Place de France), ou encore à des agences spécialisées (CivicCity) pour des projets d'urbanisme temporaire (ombrière).
Défis opérationnels identifiés
Cette dépendance s'explique en partie par un manque de formation des agents municipaux sur ces nouvelles thématiques, comme le soulignait un entretien mené en 2023 à Serge Planchenault, responsable du service étude et développement urbain. Une stratégie locale intéressante consiste en la délégation de l’entretien de cœurs d'îlots privés à la mairie. Les copropriétés se délaissent de la charge de gestion des espaces verts, et les cèdent à la collectivité qui en assure l'entretien, permettant ainsi de préserver et de valoriser la végétation au cœur des grands ensembles.
Évaluation du système d'action locale
| Critère | Évaluation | Détail |
|---|---|---|
| Volonté politique spécifique de rafraîchissement et stratégie | Faible | Pas de volonté politique spécifique formulée du rafraîchissement, plutôt une conséquence d’autres volontés politiques : justice sociale dans un équilibre entre le béton et la nature tel que promu initialement (concept de Ville-Parc de Philippe Panerai dans les années 1990) |
| Identification des compétences mobilisées et pilotage | Externe | Compétences externes qui conçoivent les projets (mobilisation d’importants financements d’Etat - ANRU, PIA4, etc - pour réparer, adapter la ville existante avec équipe de prestataire moe et amo, un aménageur (Séquano) et une équipe lauréate « inventons la métropole du Grand Paris (Espace 2 et Lamotte) et à différentes échelles spatiales et temporelles (urba éphémère, espace public, nouveau quartier) |
| Élaboration / mobilisation des documents de planification | Faible | Faible mobilisation des documents de planification. PCAET faiblement prescriptif sur l’environnement, SIAH (Syndicat Interco Aménagement Hydraulique Croult et Petit Rosne) notion d’écologie dans ses aménagements ,PLU % de pleine terre vécu comme une complication au développement ,Faiblesse des compétences internes pour le pilotage des prestataires. Un conseiller municipal délégué au cadre et qualité de vie et ville durable qui traite indirectement du rafraichissement mais les forces se concentrent dans la mise en oeuvre du projet de rénovation/réhabilitation où le rafraîchissement est une thématique |
| Solutions sectorielle ou hybride | Sectorielle | Focus des espaces biens définis associé à une solution : par l'ombrage pour les Mailles Prost, la Place de France, par le végétal (pleine terre) pour l'Ecoquartier |
| Préservation et transformation | Faible transformation, faible préservation. Priorité à la revitalisation | Priorité à la revitalisation : Réflexions sur les OAP (Cédre Bleu et Haut du Roy) sur le cœur de ville, choix de revalorisation ( Éradiquer l’habitat indigne : copropriétés dégradées, logements insalubres, etc.) revitalisation et de densification. |
| Accès aux espaces frais | Peu | Quelques réflexions autour du petit Rosne et sur les cours oasis mais peu de projets concrets. |
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Trajectoire de planification
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5.1 Les documents d'urbanisme
Nous avons comptabilisé, dans les documents d’urbanismes, les termes relatifs au rafraîchissement urbain de façon explicite ou de façon indirecte.
SDRIF-E-île de France (2024)
Le SDRIF-E-île de France, datant de 2024, comptabilise 15 prescriptions qui ont une influence sur le rafraîchissement urbain. Un tiers de celles-ci concerne les solutions fondées sur la nature, 26% les matériaux, et 20% concerne la typo morphologie urbaine. Les solutions relatives aux usages et à la gestion sont absentes.
PCAET Roissy Pays de France (2021)
Le PCAET de Roissy Pays de France (2021), aborde toutes les solutions contribuant au rafraîchissement urbain à l'exception de la typo morphologie. Ici contrairement aux autres plans, l'accent est mis sur la place des études, des diagnostics, de la gestion et des systèmes.
SCoT Roissy Pays de France (2019)
Le SCoT Roissy Pays de France, de 2019, préconise majoritairement les solutions fondées sur la nature, puis les solutions liées à la typo morphologie urbaine et l'eau. Les systèmes, l'usage et la matérialité sont peu pris en compte.
PLU Sarcelles (2022)
A l'échelle du PLU de Sarcelles, datant de 2022, les différentes solutions de rafraîchissement sont prescrites, principalement celles faisant références aux solutions fondées sur la nature et sur l'eau. Il n'y a pas de notion d'étude ou de diagnostic.
Analyse détaillée du SCoT et du PCAET
SCoT Roissy Pays de France (DOO 2019)
Partie 4.3.2 (Améliorer la qualité du cadre de vie) :
- [P82] "]” De nouveaux espaces verts accessibles au public sont à créer dans les secteurs denses. Ils assurent un maillage de ces secteurs en offres de proximité pour la population et le rafraîchissement de la ville. Dans les secteurs moins denses, les espaces verts sont à préserver, et le cas échéant à créer, pour répondre aux besoins de la population. Les communes et notamment celles du front métropolitain, doivent veiller à accroître l’offre en espaces verts publics de proximité pour tendre vers l’objectif de 10 m²/hab. d’espaces verts publics de proximité. Les nouvelles opérations d’aménagement concourent à l’atteinte de l’objectif de 10 m²/hab d’espaces verts publics de proximité, et pour les opérations d’envergure, à la création d’un espace vert public structurant pour le territoire.Selon les recommandations de l’OMS, un espace vert public est considéré comme « de proximité » lorsqu’il est situé à moins de 15 minutes de marche."
- [P83] "Dans les projets d’aménagement, en renouvellement comme en extension, et lors de la reconversion des friches pour l’accueil de constructions, maintenir des espaces de pleine terre par une construction économe de l’espace."
- [P84] "Renforcer la place du végétal dans tout projet d’aménagement ou de construction, notamment réalisé en renouvellement urbain."
Partie 5.2 (Zones d’activités) :
- [P95] "Dans les zones d’activités, dans le cadre de leur création, comme de leur renouvellement : limiter l’imperméabilisation des sols, et le cas échéant, favoriser la désimperméabilisation en maintenant une proportion de pleine terre et en développant la végétalisation ; préserver les espaces verts et de respiration existants, en créer de nouveaux."
PCAET Roissy Pays de France (Octobre 2021)
Action 1.6 (Atténuer et s'adapter au réchauffement climatique) :
- S’appuyer sur la cartographie les îlots de chaleur (ICU) du territoire pour élaborer un plan canicule qui pourra mettre en évidence les zones prioritaires en matières de création d'îlots de fraîcheur (végétalisation), qui intégrera un guide des matériaux à utiliser pour réduire l‘effet d'îlots de chaleur urbain. Poursuivre l’accompagnement des collectivités et des aménageurs/constructeurs dans la mise en application des prescriptions définies dans la CIAD et la CPEAD, notamment en favorisant la végétalisation des zones identifiées comme présentant un risque d’ICU.
- Améliorer la communication et sensibiliser sur les bons gestes à adopter lors des épisodes de canicule.
- Dans les PLU, inciter au maintien de zone de pleine terre dans les projets de construction neuves ou de requalification (coefficient d’emprise au sol).
Conclusions de l'analyse
- Le SRADDET (2024) intègre les obligations de diagnostic relatif au changement climatique et à la vulnérabilité ainsi que la plupart des solutions de rafraîchissement.
- Le PCAET (climat-air-énergie) semble répondre aux obligations, mais le budget dédié au rafraîchissement n’est pas défini dans sa totalité. Les seules informations pouvant être extraites en lien avec le rafraîchissement urbain concernent le budget « Trame Verte et Bleue pour développer de nouveaux supports de nature » indiquent que le financement n’est pas encore attribué.
- Le SCoT (2019) n’intègre pas de diagnostic.
- Le PLU (2022) semble ne pas répondre aux obligations au PCAET de 2021 : Lors de nos diverses rencontres avec Sarcelles, il ne nous a pas fait mention de cartographie des îlots de chaleur et nous avons constaté que pour les OAP le coefficient de pleine terre n'était pas rempli ce qui ne correspond pas à la demande du PCAET.
5.2 Les éléments du PLU(i)
Les documents de planification de Sarcelles témoignent d'une intégration croissante des enjeux climatiques. Le PLU en vigueur, dont la dernière modification date de 2024, a fait évoluer les règlements par rapport à la version de 2008. Si les zones agricoles et naturelles ont vu leur surface diminuer, le rythme de l'urbanisation future prévue par le PLU de 2020 a été ralenti par rapport aux ambitions du plan de 2008.
Pourcentages minimums de pleine terre
Rappel :
Le pourcentage de pleine terre est le pourcentage minimum de surface qui doit être en pleine terre lors d’une opération immobilière ou un permis de construire déposé.
Un levier réglementaire clé, le pourcentage de pleine terre, montre des évolutions contrastées. Alors que de nombreuses zones n'avaient aucune exigence en 2008, le PLU de 2022 en a instauré ce qui permet de protéger certaines zones. Cependant, le centre urbain dense (zone UA), destiné à être densifié, est soumis à un coefficient de seulement 10% de pleine terre, ce qui limite fortement les possibilités de végétalisation de cette zone mais peut éviter un étalement urbain. On peut noter aussi que la zone 15% sur le PLU de 2008 est passée à 40%. les deux zones OAP du sud de Sarcelles, une à l’Est et une à l’ouest, sont deux zones très différentes. L’OAP pointe Trois-Quart (à l’ouest) est une zone défavorisée, dont une partie contient des habitations illégales de type bidonville et est située sous des lignes haute tension. Certains immeubles ont déjà été construits (tout au sud). De nombreux remembrements sont prévus. La zone OAP le haut du Roy est une zone qui était naturelle et qui va être en partie construite, avec un pourcentage de terre pleine à 10%.
Synthèse
| Trajectoire de la protection de la pleine terre dans le PLU | État | Interprétation |
|---|---|---|
| PLU 2008 | Bien pour l’époque | Le PLU de 2008 est le plus protecteur des 4 PLU étudiés avec 60% des zones protégées à 40 ou 50% de pleine terre. |
| Évolution en 2008 et 2022 (trajectoire) | Augmentation importante des zones à 10% dont des OAP | Si au global une grande partie du territoire reste bien protégé (65% est protégée entre 40 et 50%) la zone de protection à 10% a été agrandie. Une partie est destinée à la densification (et la rénovation du centre urbain), mais une autre partie concerne des OAP ce qui ne correspond pas aux directives du PCAET de 2021. Dans les PLU, inciter au maintien de zone de pleine terre dans les projets de construction neuves ou de requalification (coefficient d’emprise au sol, coefficient) |
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Bilan
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Un héritage agricole et industriel en mutation
Sarcelles présente la trajectoire d'une ville en périphérie de Paris qui s’est fortement densifiée depuis 1960 et la construction des grands ensembles. De son passé agricole elle conserve une zone importante à l’Est de la commune et le long d’une ligne qui correspond au projet de construction d’un boulevard routier (le BIP) et de passage d’importantes lignes haute tension. Elle conserve au nord aussi quelques zones végétales à l’ancien lit de petit Rosne et avec une petite partie de la forêt d’Ecouen. La priorité actuelle de la municipalité est la rénovation urbaine (isolation thermique) et d'amélioration du cadre de vie notamment dans l’ancien cœur de ville. Le rafraîchissement n’est pas une priorité. Il trouve sa place comme un objectif secondaire, porté par une volonté politique émergente. Pourtant la commune dispose d'un levier d'action important avec une maîtrise foncière publique de 23,4%, facilitant la mise en œuvre de projets d'intérêt général.
Une stratégie de rafraîchissement à construire
La planification reste confrontée à la double injonction de densifier le tissu existant tout en le verdissant, comme en témoignent les faibles exigences de pourcentages minimaux de pleine terre dans le centre. Sur le plan opérationnel, la ville est au début de sa trajectoire de rafraîchissement : les 2 projets phares (Petit Rosne & cours d'écoles) sont soit en phase de lancement, soit à l'état de première expérimentation.